Sandra : C’était frustrant pendant 9 mois de ne pas être libre de son corps. Faire du sport, c’était une délivrance.

A la base, je ne suis pas très sportive. Je n’en faisais que ponctuellement, quand l’occasion se présentait et plutôt des activités ludiques comme le volley ou le tennis par exemple.
Il fallait que ce soit un jeu, que j’y prenne plaisir. Presque que je ne me rende pas compte que je fais du sport car je suis prise par le jeu.

J’ai quand même eu des périodes où je suis allé courir, mais je n’ai jamais réussi à m’y tenir plus de quelques semaines. Cela me donne trop l’impression de faire des efforts pour moi qui n’aime pas trop le sport.

Quand tu es adulte, pour faire un sport collectif, comme du hand par exemple – j’aurai bien aimé faire du hand ! – et ben, ce n’est plus possible.
Ce n’est plus accessible quand tu deviens adulte, sauf si tu sais bien en faire, que tu en faisais avant, mais pas quand tu débutes. Je n’ai pas envie d’être “le boulet de service” !

Et puis j’ai eu deux grossesses rapprochées. Et j’ai eu 40 ans aussi. J’ai vu mon corps changé, j’ai pris du poids et il y a quelques kilos que je n’ai pas perdu. Je me suis dit : “Ce n’est plus possible !”. J’ai eu une prise de conscience.

Je vais en salle de sport maintenant, deux ou trois fois par semaine. Ça ne me plaisait pas trop au début, mais maintenant j’adore ça !
Au départ c’était pour le côté physique, esthétique, et là c’est surtout pour le plaisir. Le sport, c’est vite addictif.
C’est varié, je ne fais jamais la même chose.
Et je suis rapidement passé d’une obligation au plaisir. Tout est dans la tête en fait.
C’était un peu une libération après ma grossesse. C’était frustrant pendant 9 mois de ne pas être libre de son corps. Faire du sport, c’était une délivrance.

Avant, faire du sport en salle, ça ne me disait pas du tout. J’avais des idées reçues : que ça sentait la sueur, que c’était ridicule de s’enfermer faire du sport sur des machines…
Bien sûr c’est mieux de faire du sport dehors, mais finalement je me dis que je fais autre chose dehors et que je fais du sport en intérieur.

J’ai choisi la salle de sport au départ pour le côté pratique avec mon bébé que j’allaitais encore. C’est à deux pas de chez moi, je n’ai pas besoin de prendre la voiture. S’il fallait que je prenne la voiture et que je fasse de la route, je n’irais jamais, je n’aurais pas la motivation.

Je ne sais pas si dans ma tête je me vois comme une sportive. Je crois que je n’arriverai jamais à me voir comme une sportive car je ne l’étais pas avant. C’est un peu comme les personnes grosses, qui perdent du poids, et qui se voient grosses toute leur vie.
Je fais du sport, mais je ne me considère pas comme une sportive.

Je ne me verrai pas ne plus faire de sport. Cela fait partie de mon quotidien, c’est devenu essentiel dans ma vie.

Pour découvrir le travail d’artiste de Sandra : https://www.facebook.com/sandralongart

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