Faire du sport et avoir ses règles : oui c’est possible !

Pourquoi parler des règles et du sport ?

Mon objectif est que vous fassiez du sport pour être bien dans votre corps et votre tête.

Tout le temps, c’est-à-dire même quand vous avez vos règles !

Parce que je suis coach sportif et que je suis persuadée que bouger est essentiel dans la vie, j’ai envie que vous vous sentiez motivée et à l’aise pour pratiquer du sport en toutes circonstances.

Donc, bon, vous l’avez compris : cet article me tient à coeur et ceci pour trois raisons :

  • Ce sujet est rarement abordé.
  • Pratiquement la totalité des femmes disent qu’avoir leurs règles leur complique la vie quand elles font du sport. Et certaines évitent même de pratiquer pendant leurs règles
  • Les cycles menstruels de chaque femme étant très différents, celles-ci ont leur règles entre 7% et 30% du temps entre la puberté et la ménopause (1 à 7 jours par mois). C’est énorme ! Comme je veux aider les femmes à bouger plus au quotidien, les aider à faire du sport aussi quand elles ont leurs règles parait essentiel !
Vous êtes unique, donc je n’ai pas de solution miracle :

Quand j’ai préparé cet article, un élément est réapparu à de très nombreuses reprises. Chaque femme a des règles, une relation au corps, des symptômes, des envies, des besoins… différents.
C’est pourquoi je ne vais pas vous donner une solution pour faire du sport et vous sentir à l’aise quand vous avez vos règles.

Parce qu’il n’existe pas UNE solution valable pour toutes.

Par contre il existe pleins de pistes pour mieux comprendre ce qui se passe quand on a ses règles et que l‘on veut faire du sport. Et de nombreuses astuces pour mieux vivre ces périodes-là !

A vous donc de tester pour découvrir ce qui vous convient le mieux.

Moi, mes règles et le sport :

J’avoue, j’ai beaucoup de chance. Et en préparant cet article, je m’en suis encore plus rendue compte.
Je n’ai pratiquement jamais mal au ventre pendant mes règles. Je ne les ai que 3 jours tous les 28 jours exactement (précis et régulier, alors que je ne prends plus la pilule maintenant). J’ai très peu de symptômes pré-menstruels à part que je mange plus les jours qui précèdent mes règles (et comme je ne prends pas spécialement de poids, j’en déduis qu’à un moment ou un autre je mange moins…mais je ne sais pas trop quand !).

Je ne change donc pas mes habitudes quand j’ai mes règles. Mais j’avoue que j’ai la chance d’avoir peu de désagréments, ce qui n’est malheureusement pas le cas de toutes les femmes.

Il faut dire aussi que j’ai vite décidé que les règles n’allaient pas m’empêcher de faire ce que je veux. Quitte à passer de pas très bons moments dans les toilettes en colo pour essayer de mettre pour la première fois un tampon et pour pouvoir aller me baigner.
Je m’en souviens encore aujourd’hui. C’était une vraie galère. Impossible de comprendre pourquoi je n’arrivais pas à mettre ce p***ain de tampon alors que ça avait l’air si simple sur la notice !

Et maintenant que j’ai l’habitude depuis plusieurs années de mettre des tampons (et même une cup… mais je vous en reparlerai plus tard dans l’article), je ne comprends pas ce qui était si difficile.
Si de jeunes lectrices me lisent ou si vous n’osez pas mettre de tampons, sachez que OUI ce n’est pas forcément facile les premières fois.Mais pour ma part je n’ai jamais regretté ma persévérance de ce jour là. Beaucoup de mes copines à l’époque n’osaient pas passer le pas de mettre des tampons et ne pouvaient pas se baigner l’été.
Pour moi qui ai toujours voulu être le plus libre possible, c’était impensable.

Les douleurs des règles et le sport :

Au vu de ma chance d’avoir des règles sans douleur, vous comprendrez donc que j’ai dû me renseigner pour vous parler de ce sujet.

Les règles peuvent donner des maux de ventre qui ressemblent à des crampes (dues aux contractions de l’utérus), des maux de tête voire des vertiges. Pas très réjouissant donc.
J’ai été surprise d’apprendre qu’une femme sur 10 souffrent d’endométriose. Cette maladie entraîne des douleurs importantes au moment des règles. Les femmes ne sont souvent diagnostiquées que 5 ans après le début des douleurs. Quand on apprend en plus que les symptômes ont de fortes chances d’augmenter avec le temps et qu’il existe des traitements, je trouve qu’il est super important que les femmes soient au courant de cette maladie.
Conclusion : si vous avez des règles douloureuses, parlez en avec votre médecin, gynéco ou sage-femme, des solutions existent !

Le sport comme outil contre les douleurs :

Le sport est un moyen scientifiquement reconnu et efficace pour diminuer les douleurs des règles quand elles ne sont pas trop fortes.

En effet, pendant votre séance de sport, vous êtes concentrée sur ce que vous faites et donc vous ressentez moins la douleur.

Mais le sport augmente aussi la circulation sanguine et l’apport en oxygène, ce qui diminue les maux de ventre.

Votre corps sécrète aussi des hormones du plaisir comme les endorphines durant l’effort, qui vous aident à vous sentir bien et à être plus détendue.

Bref, faire du sport (même modérément comme aller marcher), aide à vous sentir mieux quand vous avez vos règles.

C’est vrai que bouger quand on est pliée en deux par des maux de ventre peut paraître contradictoire et difficile. Vous pouvez voir avec votre médecin pour prendre un antidouleur genre paracétamol ou ibuprofène juste avant votre séance de sport. Cela peut vous aider à démarrer dans de bonnes conditions.

N’hésitez pas aussi à commencer votre séance tranquillement et à ne pas vous fixer des objectifs sportifs ambitieux ce jour là si vous n’êtes pas au top de votre forme !

Le manque de motivation quand on a ses règles :

Soyons honnête ! Ce n’est pas toujours facile de se motiver pour faire du sport, que l’on ait ses règles ou pas. Et pour certaines, c’est encore plus dur juste avant ou pendant ses règles.

Une des raisons est que les changements hormonaux peuvent avoir des effets sur notre moral, notre confiance en nous, notre sommeil…

De nombreuses femmes se sentent donc démoralisées et démotivées durant quelques jours chaque mois. La flemme de faire du sport peut être encore plus grande que d’habitude.

Comme je vous le disais en début d’article, le problème c’est que l’on a quand même souvent ses règles. Et donc si vous voulez avoir une pratique sportive régulière, il vous faudra apprendre à gérer ces moments de baisse de motivation.

Je n’ai malheureusement pas de solution miracle à vous proposer (heu, ce serait un peu trop facile sinon !).

Mais je trouve que rien que de savoir que ce peut être tout à fait normal d’avoir plus la flemme et d’avoir le moral dans les chaussettes vers notre période des règles, cela aide déjà à avancer.

Car cela veut dire que NON vous n’êtes pas nulle et une grosse feignasse une fois par mois ! Vous êtes juste une femme normale !

Et à vous de mettre en place un plan pour quand même aller faire du sport à ce moment là ! Puisque l’on a vu que le sport procure des hormones du plaisir qui vont vous aider à remonter votre moral et votre niveau d’énergie, ça en vaut la peine !

Vous pouvez préparer votre sac à l’avance. Motiver une copine pour venir avec vous ce jour là. Commencer tranquillement votre séance. Aller marcher dehors dans la journée si vous ne vous sentez pas d’aller à l’entraînement le soir…

Bref, bougez car comme toujours le plus dur et de se lancer, après tout semble bien souvent plus facile.

Est-ce que la pratique sportive peut modifier les règles ?

Question plus scientifique : le sport peut-il modifier vos règles ? Là je suis allé me renseigner du côté de la médecine.

La grande majorité des cas, non, faire du sport ne change rien à vos règles.

Mais parfois, certaines femmes voient leurs règles diminuer lorsqu’elles s’entraînent beaucoup. Ce n’est malheureusement pas bon signe. Cela montre que leur corps dépense plus d’énergie qu’il n’en reçoit et donc qu’il est en train de s’épuiser.
Donc si vous vous entraînez beaucoup et que vous constater que vos règles diminuent, consulter votre médecin. C’est que quelque chose ne va pas.

Est-ce que les règles ont une influence sur votre performance sportive ?

Bonne question pour laquelle les scientifiques ne sont pas tous d’accord. Certains disent que cela ne change rien, d’autres que les performances diminuent.

De nombreuses athlètes enchaînent deux plaquettes de pilule pour ne pas avoir leurs règles durant les compétitions sportives. Mais la majorité le font pour ne pas avoir ça à gérer en plus du stress.

Personnellement je ne vois aucune différence au niveau performance. Mais comme je vous l’ai déjà dis, j’ai la chance de n’avoir que peu d’effets secondaires lorsque j’ai mes règles.

Et vous, vous voyez une différence ? Votre avis m’intéresse, n’hésitez pas à noter vos commentaires en bas de cet article !


Existe-t’il des sports interdits ou peu recommandé pendant les règles ?

En fait non, vous pouvez faire ce que vous voulez quand vous avez vos règles (et c’est tant mieux !).

A un moment dans le milieu du yoga, certains disaient qu’il fallait éviter les positions inversées (quand vous avez la tête en dessous des jambes). Mais en fait rien n’a prouvé que cela posait un problème. Donc vous pouvez y aller tranquille, quelque soit la position. A vérifier avec un médecin juste pour les femmes souffrant d’endrométriose.

Par contre oui, il y a des situations plus ou moins faciles à gérer quand on a ses règles.

Par exemple toutes les activités pendant lesquelles vous n’avez pas accès à des toilettes pendant longtemps. Genre un ultra trail, un ironman, une sortie longue à la voile, une randonnée en montagne voir en alpinisme…

Ou alors les activités où une fuite serait vite visible . Quand on est en justaucorps de gym, en short blanc d’équitation, en maillot de bain…

Mais rassurez-vous, il existe des solutions de protection qui peuvent parer à pas mal de ces situations…

Quelles protections pour faire du sport quand on a ses règles ?

On en vient au pratico-pratique. Pas de solutions miracle ici, chacune étant différente, à vous de tester ce qui vous convient le mieux.

  • Vous avez les classiques serviettes jetables.

Simples à utiliser, trouvables partout…

Je pense qu’on a toutes commencé par là.

Elles ont aussi de nombreux inconvénients : cela représente un certains coût, mois après mois, années après années. Elles ne sentent pas toujours bon. On peut avoir une impression d’humidité pas très agréable. Elles ne sont pas discrètes dans un justaucorps par exemple. Et le bruit de plastique genre “frouch-froutch” n’est pas génial (même si soyons honnête, les autres l’entendent heureusement rarement !).

  • Vous pouvez opter pour les tampons jetables.

Ils sont plus discrets dans une tenue moulante. Vous n’avez pas cette sensation d’humidité. Et doublé avec une serviette, le risque de fuite est limité.

Par contre ils présentent un risque de choc toxique (surtout s’ils sont gardé trop longtemps) qui peut avoir des conséquences dramatiques. Heureusement les chocs toxiques sont très rares ! Pour limiter les risques, il faut bien respecter les règles d’hygiène. Et porter au maximum 4h à 8h un tampon et 8h maximum une cup. Bon, là on s’éloigne du sujet principal : faire du sport quand on a ses règles ! Mais pour celles qui veulent en savoir plus sur ce thème, je vous invite à lire l’article Syndrome du choc toxique. Comme ça vous pourrez comme moi enfin comprendre de quoi il s’agit concrètement !

Ils ont aussi sur la durée un certain coût. Ils peuvent contenir (tout comme les serviettes jetables)des substances potentiellement toxiques. Et ils peuvent amener à une sécheresse vaginale désagréable.

Heureusement de nouvelles solutions de protections voient le jour et se développent de plus en plus. J’aurai d’ailleurs aimé les connaître plus tôt. Encore une bonne raison d’écrire cet article : les faire découvrir à certaines d’entre vous.

Je parle ici des culottes menstruelles et des cup.

Les culottes menstruelles sont des culottes en tissu, absorbantes, lavables et réutilisables.

J’avais entendu parler des serviettes lavables. Mais je n’ai jamais essayé car j’avais peur des fuites et de me sentir “humide”. Mais un jour j’ai découvert les culottes menstruelles. J’avais moins peur des fuites (mais j’avais toujours l’appréhension du côté “humidité”), alors j’ai voulu tester. Et en fait, c’est super pratique ! C’est plus écolo et économique, mais surtout je suis beaucoup plus à l’aise dedans qu’avec une serviette jetable.

Par contre mon appréhension s’est révélée exacte ! Rien à faire, à moins d’avoir très peu mes règles, je ne trouve pas l’absorption géniale. (Attention, je crois que je suis en train de changer d’avis : mes premiers essais avec les culottes FEMPO sont bluffants, je vous en parlerai dans un prochain article !).

Je m’en sers donc au tout début ou à la fin de mes règles, ou alors en double protection avec un tampon ou une cup.

Mes culottes sont de la marque Thinx. J’ai interviewé une personne qui travaille pour FEMPO, première marque française de culotte menstruelle, dans le cadre des bulles d’inspiration. Dernièrement et elles m’ont proposé de tester leurs culottes, notamment la shorty flux abondant dont la sortie est proche.. Je vous ferai un article plus détaillé sur ce sujet prochainement pour celles qui auraient envie de se lancer !

Les cups :

Sinon j’utilise depuis quelques années une cup de la marque Claricup et j’en suis super contente !

Il existe pleins de marques et de modèles différents. A l’époque où je me suis lancée, je n’y connaissais rien. Je suis donc allé sur le blog de Léna qui regorge d’informations pratiques.

J’ai d’ailleurs contacté Léna pendant la préparation de cet article pour savoir si elle avait des conseils sur les cups et le sport. Elle m’a gentiment donné ses deux grands conseils :

  • Pour certains sports très actifs, une cup un peu plus rigide que la moyenne est souvent conseillée
  • Mais le plus important est de trouver la cup qui vous correspond, il n’y a pas de règle universelle.

Je ne vais pas trop détailler les cups ici. Le blog de Léna est très complet et super bien fait, n’hésitez pas à aller jeter un coup d’oeil !

Je suis encore une fois chanceuse car la cup que j’ai choisi m’a tout de suite convenue. C’est vrai que quand on la déballe pour la première fois, on se demande comment on va arriver à s’en servir (lol). Mais après quelques essais sous la douche, j’en suis super contente. Je ne la sens pas du tout. Je peux la garder longtemps sans craindre les fuites et elle est super discrète. On ne voit rien du tout (contrairement à la petite ficelle d’un tampon par exemple). Je peux donc prendre une douche dans le vestiaire collectif sans que personne ne sache que j’ai mes règles.

Mon secret quand j’ai mes règles :

Je ne veux pas que mes règles soient une entrave à ma liberté de bouger quand je veux et comme je veux. Alors mon secret, c’est de combiner selon les situations.

Mon combo préféré : une cup et une culotte menstruelle. Je peux presque oublier que j’ai mes règles !

Et s’il le faut, je n’hésite pas à m’adapter. Moi qui suis une grande fan de voyage à vélo avec bivouac ou de sorties ski de rando, je fais selon ce qui sera le moins compliqué ! Quitte à revenir parfois au serviettes et tampons jetables.

En tout cas, avoir mes règles ne m’empêchent pas de bivouaquer dans la nature (avec un peu d’organisation pour pouvoir me changer et me laver !). Ou de partir toute une journée en ski de rando en montagne avec un groupe (sans arbres pour se cacher, ça aurait été trop facile : contorsion avec la combi de ski pour un changement express en températures négatives réussi !)…
Quitte à superposer un tampon jetable avec une serviette jetable sur une culotte menstruelle pour jeter en cours de journée (dans un sac plastique apporté à cet effet) la serviette et le tampon et mettre une cup à la place (avec une bouteille d’eau et du savon pour me laver les mains).

Bref : tout plutôt que de rater une sortie sportive !

Après chacune fait comme il le sent. Et je n’ai pas encore testé la rando dans le désert, l’alpinisme engagé ou le voyage en bateau loin de tout ! J’ai encore de nombreux défis devant moi !!!

Mais au fait, est-on obligée d’avoir nos règles ?

Je vous avoue que parfois je rêve de ne pas avoir mes règles parce que quand même, ce serait beaucoup plus simple.

En fait, c’est tout à fait possible. Il existe des pilules qui annulent les règles ! C’est en préparant cet article que j’ai appris qu’à l’époque où la pilule a été inventée, les scientifiques ont choisi de reproduire artificiellement les règles. C’était pour que la pilule soit plus facilement acceptée par la société de l’époque. Il semble donc que ne pas avoir ses règles est tout à fait possible et que les freins du côté des femmes et de la société soient surtout psychologiques.

Si avoir vos règles vous gâchent la vie ou vous empêchent de vivre pleinement votre vie de femme active, vous pouvez donc en parler avec votre médecin, gynécologue ou sage-femme.

Conclusion :

Bouger toute l’année et être à l’aise dans votre corps et dans votre tête, règles ou pas, c’est tout ce que je vous souhaite !

Comme je vous le disais, chaque femme est différente. Alors si certaines d’entre vous souhaitent partager leurs expériences en commentaires en bas de cet articles, cela pourra peut-être aider d’autres femmes à mieux vivre leur période des règles et à bouger même pendant celles-ci !

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