Quand mon mari est mort et que je me suis retrouvée seule avec mon bébé de 7 mois, je crois que c’est le sport qui m’a le plus aidé à surmonter cette période.

Je fais de l’escalade depuis que j’ai 12 ans, ça fait donc 27 ans que je grimpe. Ça fait bizarre de le dire comme ça… c’est énorme 27 ans ! L’escalade fait vraiment partie de moi.
La première fois que j’ai fait de l’escalade c’était à l’école, j’ai tout de suite aimé ça. Je voulais en faire en club. A l’époque, les enfants ne faisaient pas du sport en club aussi jeunes qu’aujourd’hui, j’ai dû attendre un an avant de pouvoir m’inscrire !

J’aime la gestuelle en escalade, surtout en falaise. Sentir son corps en mouvement. J’imagine que les danseuses ressentent un peu la même chose.

L’escalade pour moi c’est un peu comme la vie, c’est un vrai défi avec soi-même. Parfois ce n’est pas facile et tu ne sais pas si tu vas y arriver. Il faut se battre, c’est dur, mais quand tu passes enfin, tu es super fière.

Dans la vie c’est un peu pareil, ce n’est pas toujours facile, il faut se battre parfois pour y arriver. Quand mon mari est mort et que je me suis retrouvée seule avec mon bébé de 7 mois, je crois que c’est le sport qui m’a le plus aidé à surmonter cette période. L’escalade, les voyages en vélo-sacoches…

Tant que l’on bouge c’est que l’on est vivant. On se sent présent et bien dans son corps, même si parfois le sport ça fait mal. C’est un mal qui fait du bien… Du bien à la tête, au corps, au moral… Notre corps, c’est nous !

J’ai monté un projet d’escalade pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. Je suis BE d’escalade et psychomotricienne, alors cela rejoignait bien mes deux compétences. J’ai toujours eu envie d’avoir un projet de ce type. Et puis j’avais envie de travailler autour de la féminité. Je ne sais pas pourquoi mais c’était une évidence.

Par l’escalade, j’apprends aux femmes à reprendre confiance dans leur corps, je leur montre qu’elles ont les moyens de dépasser leurs difficultés.

Et puis elles sont en binômes. C’est aussi ça l’escalade, on n’est pas seule, il faut faire confiance à une autre personne. Quand on est malade, ça prend encore plus de sens.

Je suis contente, cette année il y a eu des binômes très forts, il s’est vraiment passé quelque chose entre elles.

Maintenant je vais ouvrir ces ateliers à d’autres pathologies que le cancer du sein, pour pouvoir aider encore plus de femmes : https://www.facebook.com/grimpeusesroses05/

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